Grigoris Bithikotsis, le « Sir » de la chanson grecque

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Grigoris Bithikotsis

Les années 50 et 60 voient apparaître un nouveau genre musical, le laïko, également appelé la musique populaire grecque. Mis en place par des virtuoses comme Vassilis Tsitsanis, Markos Vamvakaris et Manolis Chiotis et popularisé grâce à des ambassadeurs comme Stelios Kazantzidis, Dimitris Mitropanos, Marinella, Stratos Dionysiou et Grigoris Bithikotsis, le laïko connaîtra un essor fulgurant dans les années 50, 60 et 70, remplaçant ainsi petit à petit le rebetiko, aussi connu sous le nom de blues grec, une musique empreinte de tristesse et de nostalgie, chantée par ceux qui ont tout perdu, pour ceux qui ont tout perdu.

L’âge d’or du laïko marque donc l’avènement de nombreux chanteurs, devenus de véritables légendes, dont Grigoris Bithikotsis. Surnommé le « Sir » de la chanson grecque et considéré comme l’une des plus grandes voix du laïko, il a connu – et connait encore aujourd’hui, une décennie après sa mort – un succès phénoménal en Grèce. Véritable monument de la musique et joueur de bouzouki hors pair, il était donc tout à fait naturel – voire obligatoire – de vous présenter quelques-uns de ses plus grands succès.

Il est intéressant de noter que la chanson ci-dessous, Tha Kleiso Ta Matia (je fermerai les yeux), composée par Akis Panou, a été chantée par deux artistes différents et avec des paroles différentes. En effet, la première version (1967), interprétée par G. Bithikotsis et X. Labraki, a vu le jour sous la Dictature des Colonels et a été interdite, ses paroles ayant été jugées trop « révolutionnaires. » Akis Panou ressortira donc la chanson avec de nouvelles paroles (d’amour) qui sera cette fois-ci chantée par Vicky Mosholiou (voir ici) et rencontrera un immense succès.

Matia Vourkomena (les yeux pleins de larmes)

Karavi Me Simaia Kseni (bateau avec un pavillon étranger)

Ypomoni (patience) – feat. Aliki Vougiouklaki

https://www.youtube.com/watch?v=Lyn1AZb_0zI

Ena Omorfo Amaxi Me Dio Aloga (une belle charrette à deux chevaux)

Tou Votanikou o Mangas (le caïd de Votanikos)

Episimi Agapimeni (l’amoureuse attitrée)

Mia Gynaika Fevgei (une dame s’en va)

Eixe Kai Ekeinos Mian Agapi (il avait lui-aussi un amour)