Histoire du laïko

Les années 50 et 60 voient apparaître un nouveau genre musical, le laïko, également appelé la musique populaire grecque. Surplombant petit à petit le rebetiko, duquel il découle, ce dernier s’impose comme le nouveau style à la mode.

Le laïko, dans son sens restreint, souvent considéré comme le petit frère du rebetiko, se développe suite à l’émergence d’une nouvelle génération d’artistes issus du milieu du rebetiko. Les thématiques de la pauvreté et de la misère font place à de nouveaux concepts comme l’amour, l’amitié et la solitude, alors que le bouzouki tetrachordo (à quatre cordes), souvent couplé à la guitare, en devient l’instrument emblématique.

Essor du laïko

Mis en place par des virtuoses comme Vassilis Tsitsanis, Markos Vamvakaris et Manolis Chiotis et popularisé grâce à des ambassadeurs comme Stelios Kazantzidis, Dimitris Mitropanos, Marinella, Stratos Dionysiou et Grigoris Bithikotsis, le laïko connaît un essor fulgurant dans les années 50, 60 et 70. Le genre musical attire de plus en plus de monde et les gens se ruent dans les bouzoukia, des restaurants-discothèques qui accueillent les derniers artistes en vogue.

Le laïko englobe une vaste gamme de variétés, tantôt influencée par l’Occident, tantôt par l’Orient.

La laïko aujourd'hui

Plus d’un demi-siècle après son apparition, le laïko a encore une place de choix dans la musique grecque et se retrouve sous de nombreuses nouvelles formes plus modernes et légères. L’introduction de la pop et du rock ont par exemple donné naissance à un nouveau genre musical, l’elafro-laïko.

Figures inconournables du laïko