Histoire du rebetiko

Les années 20 marquent une des périodes les plus sombres de l’Histoire de la Grèce. Connue pour la postérité comme la Grande Catastrophe, elle voit la fin de la Deuxième Guerre gréco-turque se transformer en un véritable massacre. A la fin de ce conflit sanglant, le traité de Lausanne est signé et met en place un échange de populations entre la Grèce et la Turquie. Ainsi, les Grecs de Turquie sont renvoyés en Grèce (et inversement) où, totalement abandonnés par l’État, ils vivront dans une pauvreté extrême. C’est durant cette période sombre que se développera, dans les quartiers les plus pauvres d’Athènes, le rebetiko, également appelé le blues grec, une musique empreinte de tristesse et de nostalgie, chantée par ceux qui ont tout perdu, pour ceux qui ont tout perdu.

Par ceux qui ont tout perdu, pour ceux qui ont tout perdu

Les thématiques principales du rebetiko sont la pauvreté, la tristesse et la nostalgie. Les artistes chantent la douleur de leur semblables qui ont dû quitter tout ce qu’il possédait pour commencer un long et douloureux exode vers la Grèce.

Le rebetiko est donc fortement influencé par les styles orientaux et en particulier la musique de Smyrne. Vers les années 40 et 50, ce genre connaît son apogée avec des compositeurs comme Vassilis Tsitsanis et Markos Vamvakaris.

Danses associées au rebetiko

De nombreuses danses y sont associées. Citons par exemple le zeimbekiko, une danse assez lourde et, dans un registre plus sensuel et léger, le tsifteteli.

Aujourd’hui beaucoup moins populaire qu’auparavant, le rebetiko est toujours présent dans la musique grecque, aussi bien sous sa forme traditionnelle que sous un nouvel aspect beaucoup plus moderne.

Figures inconournables du laïko